jeudi 21 novembre 2013

Entre éditeur et écrivain !

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Attente, nom féminin.
Sens 1 : Fait d'attendre. Anglais : Waiting
Sens 2 : Temps pendant lequel on attend. Anglais : Wait
Sans 3 : Espérance. Anglais : Expectation.
Synonymes : affût, angoisse, désir, espérance, espoir, expectative, perspective, souhait.

Bref, en attendant de nouvelles réponses d'éditeurs et en espérant que l'une d'entre elles soit positive, voici un peu de lecture, un article gentiment écrit par Susanna, Writer Freelance, qui m'a contactée via Email et qui m'a proposé de nous concocter une p'tite chronique rien que pour nous sur le métier d'écrivain. Ou plutôt sur la dure réalité qu'est ce doux rêve de vouloir croire qu'un jour je puisse vivre de mes livres. Gloups ! Car oui oui, je vous assure, ça m'arrive encore d'en rêver !! C'est dingue, non ?
Mais bon, comme m'ont toujours dit mes chers parents : "Trouve plutôt un plan B histoire de t'offrir un avenir décent". Enfin je ne veux pas dire mais depuis mon bac, j'ai tellement essayé de trucs différents que je crois que j'en suis à plus de la moitié de l'alphabet maintenant ! Et pour couronner le tout, j'ai cette fichue question qui tourne en boucle dans ma tête et qui finit toujours par me filer la migraine : "Ouais, mais déjà, est-ce que j'écris bien ?"
 
 Moi je vous le dis, c'est une histoire de fous !!
  En tout cas, bonne lecture et un grand merci à Susanna.

Entre éditeur et écrivain

"Dur, dur d’être un auteur. Si de plus en plus de monde souhaite écrire aujourd’hui, il n’en reste pas moins que le marché de l’édition est saturé. Les maisons d’éditions reçoivent chaque jour bien plus de manuscrits qu’elles ne peuvent en lire et doivent donc effectuer une sélection drastique. Un illustre inconnu a bien peu de chances de taper dans l’œil d’un grand éditeur*. Il faut donc se « rabattre » sur une plus petite réalité, mais là encore, l’offre est immense, il faut se démarquer, et rien n’est joué d’avance.

S’il est difficile de faire publier son ouvrage, ça l’est encore plus de le vendre sans l’appui d’une solide campagne de communication. Hors, en moyenne, le budget alloué à la promotion ne représente que 3 % du prix de vente au public du livre, ce qui est trop peu pour réaliser une opération de grande ampleur. Les chances de se faire connaître sont alors infimes ; d’autant plus si votre livre est publié par un petit éditeur. Ce dernier, ayant peu de moyens, ne peut promouvoir tous les livres qu’il publie et doit miser sur ceux qui, d’après lui, ont le plus fort potentiel commercial. En principe, seuls les best-sellers font l’objet de réelles campagnes de publicité, hors ce sont ceux qui en ont le moins besoin. Les autres, bien souvent, tombent dans l’oubli.

C’est ainsi que, de plus en plus, le marché du livre se divise. D’un côté, les livres qui marchent se vendront encore mieux en raison du système de la best-sellerisation, et de l’autre, ceux qui ont moins de visibilité ne vendront quasiment plus, malgré les efforts de l’auteur. En outre, les librairies croulent sous les nouveautés, qui restent en rayon bien peu de temps pour laisser la place aux nouvelles nouveautés… Si un ouvrage ne vend pas dès sa sortie, son succès est compromis, car plus le temps passe moins il a de visibilité – et, fatalement, un livre qui n’a pas de visibilité est un livre invendu. Heureusement il est toujours possible de dénicher certaines œuvres oubliées sur les sites d'annonces, mais cela ne représente pas une réelle publicité.

Face à une conjoncture difficile, il est impératif que les responsables politiques aident les éditeurs, les libraires et les auteurs, à redynamiser cette sphère culturelle. En ce sens, le travail des maisons d’édition aussi est primordial, elles doivent s'adapter et trouver de nouveaux moyens de promotion. Sans cela, même un excellent ouvrage peut rester dans l’ombre."

S.Giordana

* J'ajouterais d'ailleurs que Gallimard Jeunesse à qui j'ai envoyé mon manuscrit (en entier) le 4/11/2013 m'a répondu par la négative en utilisant le topo habituel "Nous l'avons étudié avec la plus grande attention...", seulement une semaine après !  
Oui, une semaine après !! 
Et en plus, j'ai reçu le fameux E-mail un jour férié.  
Oui, un jour férié ! 
Comme si j'allais croire qu'un "humain" a cliqué sur envoyer ce jour là... Hé ho les gars, je fais des études d'informatique ! Du coup, je me suis bizarrement sentie obligée de leur répondre ceci : 




Ah oui et au fait, sachez que vous pouvez maintenant lire les six premiers chapitres de mon roman sur la page A l'ODR

 

8 commentaires:

  1. Article fort intéressant mais pas très encourageant. Malgré tout, soyons courageuses (voire inconscientes) et persistons dans notre volonté d'écrire et d'être publiées! Je pense qu'après le talent (et encore quand on lit certains livres) c'est la confiance en soi qui joue le plus!

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  2. Avoir confiance en soi, c'est pas la partie que je préfère !!

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  3. Coucou, je fais un tour sur ton blog. (Hé au fait, c'est Carrelapresad ou RJ du forum)
    Bref ! Je comprends tout à fait cette angoisse.

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  4. Coucou CarreLapresad !! Ravie de te retrouver par chez moi ! :)
    Toi aussi, tu attends des réponses ? C'est pour Les amants du Crépuscule ou un autre de tes romans ? :) ( Moi, curieuse ? Non ! )

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  5. ça y est j'ai fait mes premiers envois la semaine dernière (le 19) et devine ce que je reçois aujourd'hui? une lettre de refus datant du 24 février. en gros, ils ont ouvert l'enveloppe, se sont dits "nan c'est de la merde" et poubelle.

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  6. Alala, ça ne m'étonne même pas. :( Ou sinon, ils lisent plus vite que leur ombre !!! :p C'est qui ? C'était un envoie par courrier ou par mail ?

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    1. Pré aux Clercs (envoi courrier en plus)
      du coup, ça m'a fait rire!

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  7. Au moins, ils répondent, eux ! ah ah ! (Rire jaune)
    Moi, j'ai fait le compte... Sur plus de trente envois, une dizaine seulement m'ont répondu. Et tout comme toi, sur la dizaine, seul 4 maisons d'éditions ont finalement lu mon manuscrit. Ils ont soit répondu par la négative dans la semaine qui a suivi comme Pré aux Clercs (hum hum), ou ils se basaient seulement sur une page de présentation...

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